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Faut-il apprendre le russe ou l'ukrainien ? Faut-il apprendre le russe ou l'ukrainien ? Agence CQMI

Faut-il apprendre le russe ou l'ukrainien ? La réponse d'un russophone marié à une Ukrainienne

📖 12 min de lecture 22 février 2026
Réponse courte : Apprenez le russe. Avec plus de 258 millions de locuteurs dans le monde, une littérature parmi les plus riches de l'humanité, et le fait que pratiquement toutes les femmes ukrainiennes comprennent et parlent le russe, le choix est sans appel. J'ai mis plus de 20 ans à apprendre cette langue — et chaque minute investie a été rentabilisée. L'ukrainien est une belle langue, mais le russe vous ouvrira infiniment plus de portes, y compris celle du cœur de votre future épouse ukrainienne.

C'est une question qui m'est posée régulièrement — et je comprends qu'elle vous travaille. Vous êtes un homme français, belge ou québécois, célibataire ou séparé, et vous avez pris la décision courageuse de chercher votre bonheur auprès d'une femme ukrainienne ou russe. Bravo. Mais voilà qu'une interrogation vous taraude : quelle langue apprendre ? Le russe ? L'ukrainien ? Les deux ?

Car soyons honnêtes — on ne comprend pas véritablement la culture d'un pays si on n'en maîtrise pas la langue. Pourrait-on prétendre comprendre la France sans parler français ? La chose serait absurde. Eh bien, c'est la même logique qui s'applique ici. Si vous voulez réellement comprendre votre future épouse — pas seulement la séduire, mais la comprendre en profondeur — la langue est votre porte d'entrée.

Et je ne vous parle pas depuis une tour d'ivoire. Je suis Antoine Monnier, fondateur de l'Agence CQMI, marié à Boryslava, une Ukrainienne originaire des Carpates. Je suis parfaitement russophone. J'ai passé plus de 20 ans à apprendre, perfectionner et vivre la langue russe. Je vais vous donner ma réponse — mais avant, laissez-moi vous exposer les faits pour que vous puissiez juger par vous-mêmes.

Le contexte politique : quand la langue devient un champ de bataille

Depuis l'agression russe de 2022, l'Ukraine a entrepris de restreindre — voire d'interdire — l'usage de la langue russe sur son territoire. Les écoles de langue russe passent progressivement à l'ukrainien comme langue d'enseignement. C'est un fait politique que je respecte et dont je comprends les motivations émotionnelles dans un pays en guerre.

Cela dit, comme je l'écrivais hier dans un article qui a fait réagir, la langue russe n'appartient pas à Poutine. Boycotter la langue de Pouchkine, de Tolstoï et de Dostoïevski ne changera pas le cours de la guerre. La langue russe est un patrimoine universel de l'humanité — et j'assume cette position, moi qui suis un fervent partisan de l'Ukraine, marié à une Ukrainienne, et qui défends ce pays depuis des années.

Maintenant, regardons la situation de manière objective pour répondre à la question initiale — même si vous avez probablement déjà compris quelle sera ma réponse.

Petite histoire de la langue ukrainienne

La langue ukrainienne appartient à la famille des langues slaves orientales, au même titre que le russe et le biélorusse. Ses origines remontent au vieux slave oriental, la langue commune parlée par les peuples de la Rus' de Kiev entre le IXe et le XIIIe siècle. C'est à cette époque que des traits caractéristiques de l'ukrainien commencent à apparaître dans les documents écrits.

L'histoire de l'ukrainien est celle d'une langue qui a survécu à des siècles de domination étrangère. Sous la domination polono-lituanienne du XIVe au XVIIe siècle, la langue absorbe des influences polonaises tout en préservant son identité. L'époque cosaque — celle de l'Hetmanat zaporogue — marque une renaissance culturelle et linguistique. C'est le poète national Taras Chevtchenko (1814-1861) qui, au XIXe siècle, fixe véritablement la langue littéraire ukrainienne moderne et lui donne ses lettres de noblesse.

Mais l'ukrainien a été systématiquement combattu par l'Empire russe — le tristement célèbre décret Valouev de 1863 allant jusqu'à déclarer que « la langue ukrainienne n'a jamais existé, n'existe pas et n'existera pas ». Sous l'URSS, la russification s'est poursuivie, particulièrement dans l'est et le sud du pays. Depuis l'indépendance de 1991, et surtout depuis 2014, l'Ukraine mène une politique active de promotion de sa langue nationale — un mouvement qui s'est considérablement accéléré après 2022.

Et l'histoire de la langue russe ?

Le russe, lui aussi, descend du vieux slave oriental. C'est à partir du parler moscovite, entre le XVe et le XVIIe siècle, que se forme progressivement la langue nationale russe. Le linguiste suisse Patrick Sériot compare d'ailleurs la différence entre l'ukrainien et le russe à celle entre l'espagnol et l'italien : deux langues proches, mais distinctes, partageant une origine commune.

La grande différence historique, c'est que le russe a bénéficié de la puissance d'un empire. D'abord le Grand-Duché de Moscou, puis l'Empire russe qui s'est étendu de l'Europe à l'Asie centrale et au Pacifique, et enfin l'Union soviétique. Cette expansion a fait du russe une langue véhiculaire à travers un immense espace géographique. Au XIXe siècle, la langue russe connaît son âge d'or littéraire avec Pouchkine, Gogol, Tourgueniev, Tolstoï, Dostoïevski et Tchekhov — des auteurs qui placent définitivement le russe parmi les plus grandes langues de civilisation.

Après la Seconde Guerre mondiale, le russe devient la langue obligatoire dans tout le bloc soviétique et ses satellites. Même après la chute de l'URSS en 1991, la langue conserve un rayonnement considérable dans tous les pays de l'ancienne union.

Le critère décisif : combien de personnes parlent chaque langue ?

Selon mon avis le plus objectif possible, c'est le critère le plus important à regarder. Et les chiffres parlent d'eux-mêmes :

Critère Langue russe Langue ukrainienne
Locuteurs natifs ~154 à 167 millions ~40 millions
Total locuteurs (L1+L2) ~258 à 280 millions ~45 millions
Classement mondial 8e langue la plus parlée ~26e à 30e
Langue officielle de l'ONU Oui Non
Pays où langue officielle Russie, Biélorussie, Kazakhstan, Kirghizstan Ukraine uniquement

Regardez bien ces chiffres. J'ai mis plus de 20 ans pour apprendre le russe — vous pouvez d'ailleurs suivre mon parcours sur le site langue-russe.fr — et je veux que mon investissement en temps soit rentable. Si vous passez 20 ans de votre vie à apprendre l'ukrainien, vous pourrez communiquer avec environ 40 à 45 millions de personnes, essentiellement concentrées dans un seul pays. Si vous passez le même temps à apprendre le russe, vous accédez à un bassin de 258 à 280 millions de locuteurs, répartis sur 17 pays, de l'Europe à l'Asie centrale.

Je me souviens d'une anecdote révélatrice. Lors d'un voyage au Kazakhstan, j'ai pu échanger librement avec les habitants — en russe. À Riga, en Lettonie, même chose. À Tbilissi en Géorgie, pareil. Cet investissement dans le russe m'a ouvert des portes sur un espace immense que l'ukrainien, aussi belle soit cette langue, n'aurait jamais pu m'offrir.

Un point crucial dans votre réflexion

Prenez note de ce qui suit, car c'est fondamental : pratiquement toutes les femmes ukrainiennes comprennent et parlent la langue russe.

Si vous êtes russophone et que vous voyagez en Ukraine, vous serez capable de vous faire comprendre à peu près partout — si on excepte certaines régions reculées des Carpates, dans l'extrême ouest du pays. C'est un fait que même les plus ardents défenseurs de la langue ukrainienne ne contestent pas.

Ma propre femme Boryslava, originaire des Carpates justement — l'une des régions les plus ukrainophones du pays — parle parfaitement le russe. Nous communiquons en russe au quotidien. Nos échanges les plus profonds, nos disputes, nos moments de tendresse, tout passe par le russe. Et croyez-moi, quand on se dispute avec son épouse, c'est là qu'on mesure vraiment si on maîtrise une langue ou pas !

L'inverse n'est pas vrai. Si vous apprenez l'ukrainien et que vous vous rendez en Russie, en Biélorussie ou au Kazakhstan, personne ne vous comprendra. C'est mathématique, c'est pragmatique, et ce n'est pas de la politique — c'est du bon sens.

L'argument qui achève le débat : la littérature

Voici, pour moi, le point le plus important — et celui qui transcende les considérations pratiques. Les plus grands écrivains de la planète Terre ont écrit leurs chefs-d'œuvre en langue russe. Et quand je dis « les plus grands », je ne force pas le trait.

Léon TolstoïGuerre et Paix, Anna Karénine. Des cathédrales littéraires d'une profondeur psychologique inégalée. Quand vous lisez Anna Karénine en russe, vous entendez le bruissement des salons pétersbourgeois, vous ressentez la chaleur étouffante du wagon de train, vous percevez des nuances que la meilleure traduction française ne pourra jamais restituer.

Fiodor DostoïevskiCrime et Châtiment, Les Frères Karamazov, L'Idiot. L'exploration la plus vertigineuse de l'âme humaine jamais mise sur papier. En russe, le rythme haletant de Raskolnikov, les monologues fiévreux du prince Mychkine prennent une dimension que même les excellentes traductions d'André Markowicz ne peuvent qu'approcher.

Anton Tchekhov — ses nouvelles, ses pièces de théâtre. La Cerisaie, Les Trois Sœurs. Tchekhov écrit comme un chirurgien opère — avec une précision et une économie de mots qui ne prennent leur pleine mesure qu'en langue originale.

Mikhaïl BoulgakovLe Maître et Marguerite. Ce roman génial, cette satire hallucinée de la Moscou soviétique, est un festin linguistique. Les jeux de mots, les double sens, l'ironie mordante — tout cela se perd partiellement en traduction.

Et je pourrais continuer avec Pouchkine, Gogol, Tourgueniev, Bounine, Pasternak, Soljenitsyne, Akhmatova, Tsvetaïeva, Brodsky… La littérature russe est l'un des trésors les plus précieux de l'humanité. Quand vous lisez ces auteurs en version originale, vous ne lisez pas « une traduction de » — vous lisez l'œuvre elle-même, telle que l'auteur l'a conçue, avec toute la musicalité, les ambiguïtés voulues, le souffle originel.

J'ai lu Guerre et Paix en russe. Ce fut l'une des expériences les plus marquantes de ma vie. Et je peux vous assurer qu'aucune traduction — aussi bonne soit-elle — ne peut rendre le génie de Tolstoï dans sa totalité.

Et votre couple dans tout ça ?

N'oublions pas l'essentiel. Vous lisez cet article parce que vous cherchez une femme — pas un diplôme de langues. Et c'est ici que tout se rejoint. Les femmes inscrites à l'Agence CQMI ne cherchent pas une aventure d'un soir. Elles cherchent un mariage, une union pour la vie, un homme fiable, sérieux, prêt à construire. Si vous n'êtes pas dans cette optique, passez votre chemin.

Pour celles qui sont dans cette démarche — et elles représentent l'immense majorité de nos adhérentes — le fait que vous fassiez l'effort d'apprendre leur langue est un signal extraordinairement puissant. C'est leur dire, sans mots : « Ta culture compte pour moi. Ton monde m'intéresse. Je ne te demande pas seulement de t'adapter à mon univers — je fais un pas vers le tien. »

C'est d'ailleurs la raison pour laquelle ces femmes de l'Europe de l'Est privilégient une agence matrimoniale sérieuse plutôt qu'un site de rencontre lambda. Elles veulent du concret. Elles veulent un homme qui s'investit.

Mon épouse Boryslava le dit souvent en souriant : « Quand Antoine m'a parlé en russe la première fois, j'ai compris qu'il n'était pas un touriste sentimental. » Et elle a raison. L'apprentissage de la langue, c'est la preuve par les actes que vous êtes sérieux dans votre démarche.

« Tous les mariages fondés par l'Agence CQMI l'ont été avec des femmes slaves non francophones. Mon épouse Boryslava ne parlait pas le français au moment de notre rencontre. La langue russe a été notre pont. »
— Antoine Monnier, fondateur du CQMI

Ma conclusion : apprenez le russe

Vous l'avez compris, ma réponse est claire et assumée : apprenez la langue russe.

Non pas parce que l'ukrainien ne vaut rien — c'est une langue magnifique avec une histoire riche et douloureuse. Mais parce que le russe vous donne accès à un bassin de population six à sept fois plus large, à l'une des plus grandes littératures du monde, à une capacité de communication dans une vingtaine de pays, et — point crucial — à la compréhension de pratiquement toutes les femmes ukrainiennes que vous rencontrerez.

Si par la suite votre épouse est une Ukrainienne pure souche de Lviv qui tient à parler ukrainien à la maison — après avoir maîtrisé le russe, le passage à l'ukrainien sera infiniment plus facile. Les deux langues sont proches, comme l'espagnol et l'italien. Le chemin inverse serait beaucoup plus compliqué.

Pour aller plus loin sur ce sujet, je vous invite à lire notre article Faut-il apprendre la langue russe pour rencontrer une femme russe ou ukrainienne ? ainsi que nos 5 trucs et astuces pour apprendre et améliorer son russe. Et si vous voulez mieux comprendre les nuances entre femmes russes et ukrainiennes, consultez notre article sur la subtile différence entre une femme russe et une femme ukrainienne.

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Antoine Monnier
Fondateur de l'Agence CQMI — Rencontres femmes ukrainiennes et russes

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