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Un Canadien rencontre une belle femme russe célibataire en Russie

29 septembre 2014

Ne vous emballez pas… il s'agit en réalité d'un film, d'une comédie parfois un peu naïve, mais vive et marrante, très « américaine », du nom de Poor Liz. Ce téléfilm est du réalisateur Alexey Lisovets,   produit en 2013 et bientôt diffusé sur les écrans au début de l'année 2014. Dans ce film drôle et sympathique, nous découvrons l'histoire touchante d'un homme canadien qui part en voyage dans la Russie profonde. Ce film russe décrit bien les différences culturelles au sein d’une relation internationale que vous serez amenés à découvrir lors de vos rencontres sérieuses avec des femmes russes et ukrainiennes célibataires dans les pays de l'Europe de l'Est. Le héros est donc un Canadien anglophone, Joe Sokoloff, dont la grand-mère était une Cosaque de la région russe du Kouban, vaste pays entre la plaine du Don et aux portes de l'Ukraine, qui fut particulièrement touchée durant la Guerre civile russe (1917-1924). Le personnage revient donc sur les traces de sa grand-mère qui avait émigré au Canada pour échapper aux affres de la guerre. Décédée peu de temps auparavant et ayant toujours défendue ses origines et la mémoire de son pays, elle était restée une figure et un exemple pour le jeune Sokoloff. Son petit-fils Joe, brave homme et honnête policier débarque donc dans la Russie profonde, car il s'agit bien d'elle, loin des grandes villes, loin des richesses des mégalopoles aspirantes de Moscou et Saint-Pétersbourg.

Dans la Russie profonde et les immensités slaves.

Dans cette Russie populaire et inconnue des Occidentaux, le jeune homme va connaître une véritable épopée qu'Antoine Monnier, fondateur de l'Agence matrimoniale CQMI a sans doute lui aussi connu lors de son séjour linguistique en Sibérie, dans la région de Novossibirsk, ou que j'ai connu moi-même dans mes périples dans l'Oural, le Sud de la Russie, ou encore l'Ukraine. Je me souviens d'un voyage hallucinant entre Dniepropetrovsk, Krementchuk, Kiev, Lvov, Ivano-Frankov, Morchin et Mukatchevo, périple en train et mini-bus d'au moins 1 200 kilomètres par la route dans des conditions vraiment dépaysantes. Nous étions en 2008 et ces images sont restées gravées dans ma mémoire à jamais. Joe Sokoloff par un regard différent, mais parlant, différence notable un russe certes imparfait mais quand même assez poussé, se lance donc à la découverte de la Russie des campagnes et de ses ancêtres. Il ne sera pas déçu et la comédie lui fera rencontrer une jeune femme, Lisa, qui marquera bien sûr sa vie. Il est notable de constater que cette jeune femme, fait réel qui se trouve être le cas de centaines de milliers de femmes russes ou ukrainiennes, est mère d'une enfant et dont le père a totalement disparu du paysage familial.

Ce sont en effet des femmes souvent abandonnées à elles-mêmes qui survivent en Russie et en Ukraine,

parfois ayant vécu des histoires dramatiques, des violences conjugales, mais restées dans l'adversité des personnes authentiques, amoureuses de la vie et des autres. J'ai moi-même eu à rencontrer des femmes de ce genre dans mes voyages en Russie et plus encore en Ukraine où je fus plus immergé dans un monde simple, campagnard et loin des centres vitaux et citadins. Ce qui est intéressant de noter c'est que vous découvrirez, pour ceux ayant des attaches de la campagne, comme c'était mon cas en France, un arrière-goût de ce que vous avez entrevu dans votre jeunesse dans nos propres campagnes, dans les années 60, 70 et 80, et bien sûr avant pour les plus anciens. Ce monde en dehors du temps, où toute l'histoire de l'automobile ou presque roule, où les choses durent et sont réparées inlassablement, où les gens sont encore très proches de la nature, où les poissons n'ont pas été décimés par des pesticides et des sulfatages chimiques de l'agriculture intensive, où finalement les gens savaient se retrouver, s'aider et s'apprécier autour par exemple comme cela est montré de kermesses, de fêtes populaires et sans prétention, ce monde est encore là à l'Est dans l'immense steppe russe et ukrainienne. Il est souvent peuplé de femmes qui ont rarement des hommes normaux en face d'eux, ce qui créé une situation de forte concurrence féminine.

Une forte concurrence entre les femmes slaves.

Vous découvrirez que du fait de leur nombre très grand par rapport aux hommes, les femmes russes et ukrainiennes sont en concurrence. L'épisode de l'épicière du village ; malgré une différence d'âge avec le jeune homme ; est emblématique de cette situation. Cette vision des choses, contrairement et en opposition presque totale avec le monde francophone, fait de la femme slave souvent une femme très jalouse et tenace dans ses relations amoureuses. Si elle se trouve manipulée et trompée par des hommes, comme partout dans le monde, ses chances de retrouver un bon mari, un mari tout court et plus encore un protecteur pour son ou ses enfants, sont très faibles. La proportion d'hommes dans certaines zones de l'Ukraine et de la Russie monte jusqu'à 130 femmes pour seulement 100 hommes de disponible. Les hommes sont ainsi incités par la pyramide sociale à papillonner dans les bras de belles femmes, qu'ils abandonneront sans scrupule en ayant omis de dire… qu'ils étaient mariés, en abandonnant aussi des futures mères et en négligeant totalement de payer les pensions alimentaires dont ils se fichent comme de l'an 40… Les femmes slaves ont beaucoup entendu parler de l'homme de l'étranger, de l'Occidental, en mal… mais aussi en bien, il y a toujours une voisine, une copine, une camarade de classe, une collègue ou une connaissance qui est partie au bras d'un Canadien, d'un Allemand, d'un Américain, d'un Israélien ou d'un Français voire d'un Italien. Ces femmes reviennent au pays, elles racontent et l'opulence relative de certaines donnent des idées, sans parler des récits de ce qu'est l'homme francophone, l'Occidental.

Alors pour rester au bras de leurs hommes, les femmes slaves sont tenaces, vives, peuvent être de vraies lionnes et parfois ne s'encombrent pas de détails pour parvenir à leurs fins. Une anecdote d'Antoine Monnier à propos d'une adhérente qui se présenta d'elle-même à la porte de la chambre d'un adhérent venu en groupe à Kiev, ouvre une petite porte sur ce monde totalement délirant pour des Occidentaux habitués à fréquenter des femmes qui ont des comportements tout autre. Ce qui est le plus étonnant dans ces relations franco-canado-belgo-suisso-slave (!!!), c'est que ces femmes slaves sont très prudes, très prudentes aussi avec les hommes, mais nous sommes tous perfectibles, après bien des années en Russie ce que j'ai compris c'est qu'une femme russe se conquiert de haute lutte et en déployant toutes les voiles du navire. Mais une fois cet amour conquis, il y a des choses qui vous étonneront dans leur grande capacité à vous faire une place énorme à leurs côtés, celle finalement que vous méritez et que vous avez toujours été prêts à faire à une femme. Alors certes l'épicière ne sera pas parvenue à ses fins dans le film, mais si vous pensiez que cet épisode était juste une fantaisie du réalisateur vous vous trompez. Dans certaines campagnes et petites villes, l'enthousiasme que vous pourriez susciter sera presque incroyable et je me souviens pour ma part avoir été accueilli dans un village perdu de l'Ukraine, par le maire du village… comme un personnage très important.

Analyse du film pour fin de coaching

Mais Antoine et moi avons parfois des différences, non pas d'opinions, mais plutôt d'expériences, nous avons traversé des contrées, et nos regards souvent se complètent, c'est ainsi qu'il avait noté par exemple certains aspects propres à Lisa, la belle femme russe célibataire du film :

  • Le rapport avec les enfants et plus précisément l'éducation est une chose très différente de ce que vous vivez aujourd'hui en Occident, que cela soit au Canada ou en France. Les enfants ne sont pas élevés de la même manière en Russie et en Ukraine. A ce sujet vous voudrez bien noter que le taux d’alphabétisation est meilleur dans tous les pays des ex-républiques soviétiques qu’au Canada et à fortiori en France, Belgique ou Suisse ce qui vous surprendra et que vous pourrez facilement constater de vous-mêmes sur place. Voir les statistiques.
  • La scène de pêche est vraiment très drôle : le rapport à la nature est différent selon la culture Russe et Ukrainienne ou canadienne et européenne. Le pêcheur russe ou ukrainien du fond de sa campagne pêche réellement pour subsister alors que la pêche dans nos pays est davantage un passe-temps. Ce fait doit évidemment être relativisé par la surexploitation de zones de pêches en mer Noire, à cause en particulier ; mais pas seulement ; de l'esturgeon… et de ses œufs à l'origine du fameux caviar noir. Mais hors de l'effet qui se remarque dans toute l'Humanité de la surexploitation des ressources pour des raisons d'appât du gain et d'un pur égoïsme, les petites gens en Ukraine et en Russie vivent souvent dans un rapport à la nature qui se trouvait encore naturel, du moins beaucoup plus respectueux et moins suicidaire.
  • La vie de village et l'entraide sont des valeurs qui sont restées très ancrées dans les pays de l’Europe de l'Est (et le commérage qui vient avec). La belle héroïne russe célibataire est surveillée par les voisins qui épient tous ses faits et gestes. Cependant cet aspect commérage et surveillance est sans doute un trait des fameuses grands-mères russes. Hervé Jouhet notre correspondant qui vit à Moscou depuis bien des années a des anecdotes nombreuses à ce sujet, un ponte du KGB dans les années 80 indiquait que les meilleurs agents de renseignements de l'URSS étaient… les grands-mères ! Au-delà de cet aspect surveillance, à Moscou comme dans le fond des campagnes, cela est aussi dû au fait d'une grande attention de ce qui se passe autour d'eux. Les Occidentaux passent… et même désormais filment des scènes dramatiques sans intervenir ou prêter main-forte à des gens en danger. La Russie et l'Ukraine sont des pays où la solidarité reste encore très forte dans les familles, entre amis, dans la société elle-même.
  • La manière dont les policiers russes travaillent et surtout le niveau de corruption dans la vie quotidienne des gens simple en Russie comme en Ukraine, mais ceci est un vaste sujet et en une dizaine d'année la Russie a fait des progrès importants en la matière, l'Ukraine par le fait d'une situation politique trouble est par contre sur une pente dangereuse parfois inquiétante. Force est de constater que les corruptions en Russie ou en Ukraine se trouvent à des niveaux un peu différents de ceux du monde occidental, mais parfois les deux mondes n'ont pas du tout la même conception de ce qu'est la corruption et de là où commence l'anormalité ou même ce qu'est une situation normale. Le monde occidental à ce sujet entretien une hypocrisie de plus en plus visible sur les valeurs défendues et la réalité vraie du terrain, la fameuse langue de bois des politiques.
  • Vous noterez la force de caractère des femmes slaves, leur endurance, le sérieux de leur attitude dans la relation d’amour. Ceci n'est pas l'adage de toutes les femmes russes ou ukrainiennes, mais du moins celle d'une très grande majorité. Ces femmes sont éduquées dans l'idée justement de préservation de valeurs essentielles, la maternité, la fidélité, la famille, l'éducation des enfants, la transmission, le couple naturel, le rejet du sexisme féministe, une lucidité très grande sur les tromperies et artifices stupides du schéma proposé en Europe Homme-Homme, à savoir une femme et un homme, ou des hommes ou des femmes entre eux, occupant tous le rôle de l'homme ou voulant l'occuper, parfois par la force et la manipulation, voire des violences souvent morales, parfois administratives ou sociétales.
  • Regardez attentivement à quel point cette femme russe célibataire Lisa surveille de façon attentive la manière dont se comporte son amoureux avec sa fille. Les femmes russes et ukrainiennes cherchent des hommes fiables, avec un grand cœur. Comme nous l'avons dit précédemment, les femmes slaves sont très sensibles au comportement des hommes avec les enfants, d'autant plus si ce sont les leurs et souvent mères de famille et seules avec un ou plusieurs enfants, c'est une composante capitale de leur future vie. Il n'y a pas femme plus mère qu'une femme slave, et vous seriez surpris de leurs attentions et des différences des comportements des mères avec leurs enfants par rapport aux mères occidentales.
  • Sur le plan des relations hommes femmes, Antoine aimait beaucoup le passage où le vieil homme russe donne des conseils au jeune canadien amoureux. Il faut insister, il faut du courage et de la persévérance. Volontairement la femme met des obstacles pour tester l’endurance de son amour pour elle.

Vous aimerez ou pas, c'est un téléfilm sans prétention et qui pourtant vous mettra sur la route de la problématique de la différence des cultures. Vous resterez cependant prudent, car les adhérentes CQMI sont essentiellement des femmes citadines, soit de très grandes villes russes ou ukrainiennes, soit de villes moyennes, rarement finalement de la vraie campagne. Vous n'aurez donc que peu d'occasion de rencontrer des femmes dans la catégorie sociale de Lisa, bien que certaines soient effectivement issues de régions rurales ou de villages, mais ont effectué leurs études supérieures à la ville, parfois même en venant dans la capitale ou la plus grande ville de l'Oblast. Dans tous les cas soyez prêts à recevoir un choc culturel parfois violent, qui vous désarçonnera dans des circonstances imprévues, vous serez piégés, choqués, amusés et parfois même vous y trouverez un goût spécial, quelque chose qui vous y fera revenir comme à une source, celle des femmes russes et ukrainiennes, celle d'un amour véritable et sincère.

Pour en savoir plus sur la mentalité des femmes russes

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